Description generale d'un vampire

Description generale d'un vampire
Selon les mythes etgendes, le vampire est le cadavre d'un individu qui, pour diverses raisons variant avec le lieu et lagende, n'a pas vécu, n'est pas mort, et/ou n'a pas éenterré chrétiennement. Ne pouvant trouver le repos éternel, il sort la nuit de son caveau et va sucer le sang des vivants pendant leur sommeil, généralement sa famille, proches, voisins, ou ceux qui lui ont causé du mal mais ce n'est pas toujours le cas (ils peuvent boire du sang animal).
Da
ns nombre de versions modernes, quelqu'un peut devenir vampire, soit en étant mordu (parfois seulement mordu profondément) par un autre vampire et en étant ainsi vide son sang, soit en étant mordu, vidé de son sang puis ensuite en buvant un peu du sang du vampire qui lui a sucé le sang.

# Posté le lundi 29 mai 2006 16:11

Modifié le mardi 01 mai 2007 12:54

vampire dans l'histoire (antiquité)

vampire dans l'histoire (antiquité)
La Bible déjà, par le biais de la nécromancie, fait des allusions aux vampires.

Dans la
Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont friandes du sang des victimes (cf. Homère, Odyssée, X, 520-540, « Circé »). Les Anciens craignaient l'errance sur Terre s'ils n'étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis car le repos définitif venait de l'incinération, ce qui explique le mythe de Polynice. Selon Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l'âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang. On peut se référer à Porphyre de Tyr (Des sacrifices, ch. II « Du vrai culte »). Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Ovide aussi parlera des vampires. Théocrite note aussi les empuses (spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées démons de midi).

Dans
l'Empire Romain, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture. De plus, les tombes étaient protégées contre les voleurs et ennemis. Les violations étaient considérées comme sacrilège et punies par la mort. On rencontre Lamia, une goule nécrophage, reine des succubes dévorant les f½tus et effrayant les enfants la nuit (Horace, Art poétique, 340). De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires : lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elle attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s'apparenter aux succubes. Elles prenaient le surnom plus connu de stryges à cause de leurs cris perçants. On note aussi les striges :démons femelles ailées munies de serres et les omosceles (démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés).

# Posté le lundi 29 mai 2006 16:17

Modifié le mardi 01 mai 2007 12:52

vampire dans l'histoire (moyen âge et renaissance)

vampire dans l'histoire (moyen âge et renaissance)
Au XIIe siècle, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu'ils étaient brûlés pour calmer la passion populaire. Herenberg cite d'ailleurs deux cas en 1337 et 1347 : les présumés coupables de vampirisme furent empalés et brûlés. De même, XIVe siècle, les épidémies de pestes sont l'occasion pour la population (surtout en Europe de l'Est ) d'une véritable frénésie anti-vampire. On voit apparaître au XVIIe siècle, la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Erzsébet Báthory. En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, mit sur pied des commissions d'enquêtes. Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui Michael Casparek, en 1718. Son cas fit l'objet d'une enquête officielle, dans son petit village de Liptov en Hongrie. Malheureusement, très peu de données ont pu parvenir jusqu'à nous. Le mot « vampire » apparaît pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz, qui reste encore à ce jour le cas le plus célèbre de vampire historique dans le monde, après celui d' Arnold Paole, soldat et paysan Serbe mort en 1726 et à l'origine de 2 épidémies de "vampirisme" dont la seconde, en Janvier 1731, fit l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum, qui fut abondamment repris, traduit par Dom Calmet, et fit probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz (pour les Serbes, le plus célèbre reste cependant Sava Savanović). Auparavant, on parlait de « vampyr ». Un autre cas de vampirisme est celui de Johannes Cuntius de Silésie [2].

Le vampirisme était pour l'Église catholique (et pour Dom Calmet en particulier) un sujet sérieux et politique (à la manière de la Bête du Gévaudan) : les âmes des morts ont trois alternatives, Paradis, Enfer ou Purgatoire. Or le vampire est un mort qui ne se retrouve dans aucune de ces trois catégories, puisque c'est une âme qui erre sur Terre. Sa simple existence remet donc en cause le dogme catholique et donc la puissance de l'Église.

# Posté le lundi 29 mai 2006 16:22

causes rationnels du vampirisme

causes rationnels du vampirisme
Plusieurs causes parfaitement rationnelles peuvent expliquer de nombreux cas de supposé vampirisme. Cependant, il semble queme cumulés, elles ne suffisent pas à expliquer la totalité des cas.

Parmi les causes invoquées, citons :

L
a rage :
l
'hyperesthésie : les malades craignent les lumières trop dures (les vampires, celle du soleil), et les fortes odeurs (les vampires, celle de l'ail)
l'h
ydrophobie : les malades avancés ont d'insoutenables sensations de brûlure en cas de contact avec l'eau (les vampires, avec l'eau nite)
les insomnies : les malades souffrent d'insomnie (les vampires ne vivent que la nuit).
Catalepsie
En
terrement accidentel : voir le cas d'Alexandre Anderson, rapporté par Colin de Plancey [3]
La
porphyrie. C'est une forme extrême d'anémie, maladie congénitale très rare (1 cas sur 200000),e à une anomalie du composant de l'hémoglobine. Elle se traite par l'injection de molécules d'hémoglobine. Elle se manifestenéralement par une urine rouge, une hyperpilosité (hypertrichose) et des malformations dentaires. Cependant, la « maladie du vampirisme », que l'on peut trouver chez certaines personnes en Transylvanie et en Roumanie, ou dont la lignéenétique remonte à des personnes originaires de ces contes, n'a aucun lien avec la porphyrie.
Xe
roderma
Lupus
T
erres riches en arsenic. Les eaux arsenicales préservent les corps, ce qui peut expliquer certains cas de cadavres préservés. Les cas les plus lèbres de vampirisme sont signalées en terre orthodoxe, la non-putréfaction est signe diabolique (au contraire du catholicisme qui la considère comme un signe divin).
Tuberculose : la propagation du vampirisme ressemble beaucoup à celle de la tuberculose (en) [4]
On
dit également que la famille de Dracula était contaminée par une maladie qui nécessitait un apport de sang constant

# Posté le lundi 29 mai 2006 16:31

la popularité du vampire

la popularité du vampire
On peut expliquer la popularité du mythe du vampire par trois aspirations fondamentales de l'univers occidental depuis l'avènement du matérialisme : la sensualité, l'immortalité et la richesse. Une grande partie des vampires, à quelques exceptions près (exception systématique dans le cas du type Nosferatu) possèdent ces trois qualités auxquelles aspire une majorité des humains actuels.

Mais c'est là l'explication du vampire moderne, cinématographique la plupart du temps, mais qui n'est pas vérifiée dans l'analyse des nombreux ouvrages du XVIIIe siècle ou même dans le célèbre roman de Bram Stoker, Dracula.

# Posté le lundi 29 mai 2006 16:38